Mode

Mardi 1 juillet 2008


K
ogaru ou gal (コギャル、ギャル, Kogaru ou gal? aussi orthographié (ko)gyaru ou kogal) est une mode vestimentaire japonaise, affectant particulièrement les jeunes filles et de jeunes femmes urbaines.

Souvent une kogaru est une jeune fille de 12 à 25 ans, aux cheveux décolorés (en blond), au teint parfois artificiellement bronzé (on les appelle alors les ganguro ou mamba/yamamba), portant minijupes, vêtements à la mode et accessoires tape-à-l'œil. « Kogaru » (les « gals » lycéennes) est en fait une sous-catégorie des gals.

L'étymologie est disputée, le terme est généralement vu comme dérivé du terme japonais kōkō (高校, kōkō? lycée), mais d'autres pensent que l'origine vient de ko (子, ko? fille ou enfant). Certains ont avancé que le ko serait une contraction de « komuro » d'après Tetsuya Komuro, producteur de la chanteuse de J-Pop Namie Amuro qui a lancé la mode « kogal » au début des années 90, bien que cette hypothèse soit probablement fantaisiste et postérieure. La deuxième partie « garu » vient de l'anglais gal (« girl »). On rencontre parfois l'orthographe « kogyaru » qui est la transcription exacte des kana « コギャル » mais qui est beaucoup moins utilisée au quotidien que ce soit par les japonais ou les étrangers.

Les gals se rencontrent dans les quartiers branchés des grandes villes, comme Shibuya à Tokyo, où elles ont leurs lieux favoris, les grands magasins de vêtements tel que la tour 109 et autres lieux de rendez-vous tels le karaoke et les izakaya (bars-restaurants).


L'image des gals est associée à la prostitution juvénile : nombre de ces jeunes filles ont en effet recours à l'enjo kōsai ou enkō pour se payer les derniers accessoires de mode. Certaines sont fugueuses et ne fréquentent plus l'école, préférant traîner dans les quartiers branchés en groupes de filles. Liés aux problèmes d'absentéisme, de fugue et de prostitution juvénile, dans certains cas plus inquiétants ces jeunes filles ne rentrent que rarement chez elles, ont une hygiène très négligée et des comportements sexuels à risque.

Mais il ne faut pas généraliser, toutes les kogaru ne tombent pas dans l'enfer de la prostitution ou dans la descolarisation, certaines n'y voient qu'une mode vestimentaire.
Par many-dramas-x3
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Mardi 1 juillet 2008


Le style decora a vraiment commencé à percer, ou du moins à se faire connaître, par l'intermédiaire du magazine Fruits de Shoichi Aoki.

Ce photographe tokyoïte, constatant l'originalité et l'inventivité des jeunes japonais, décida un beau jour de prendre son appareil et de partir à l'affus des styles déjantés qu'il pourrait croiser. En chemin, il s'apercut en posant des questions sur l'origine des vêtements que ces derniers portaient, que la majeure partie étaient fait main ou bien récupérés par ci par là ( anciens uniformes, vêtements datant de leur enfance, ou meme vieux manteaux ) et réarrangés par leur soin en une nouvelle création décoiffante.

A l'origine, le style Decora était donc une variante du Fruits. Les adeptes étaient en quelque sorte des "Fruits de l'extrême", décidant que quelques petites touches de couleur n'étaient pas suffisantes.

L'abondance de barrettes n'était donc pas encore d'actualité. Les suivants de cette mode superposaient avec adresse divers vetements, trouvant une utilisation insoupçonnée à ces derniers.

La couverture du second artbook de Fruits est là encore un exemple de cette mode Decora telle qu'elle existait à ses débuts.



Les accessoires utilisés pour les cheveux étaient majoritairement des extensions, de toutes sortes ( laines, anneaux colorés en plastique reliés ensemble, mèches colorées, perles.... tout était valable ).

Les tissus avaient cette impression de "vieux", sortis tout droit des brocantes et autres flea market.
Les legwarmers étaient à l'honneur, souvent taillées dans le meme tissu qu'une des jupe ou qu'un haut.

Enfin les chaussures étaient des modèles uniques, impossibles à retrouver maintenant car plus aucune marque n'en produit. Les semelles étaient compensées pour la plupart du temps, certaines rouges écossaises, d'autres roses avec un gros coeur, ou, comme sur la photo, ressemblaient à des baskets / chaussures de ville.

Une composante est cependante restée dans le Decora actuel : l'utilisation de plusieurs sacs. Un sac "principal", et de nombreux petits porte monnaies en forme d'animaux, de fruis ou n'importe quoi de mignon portés en bandoulière.

Actuellement, le Decora s'est orienté vers une dominance du rose dans les tenues.

Là ou auparavant cette couleur n'était qu'une composante, et parois meme mineure, de l'ensemble général, cette dernière est prédominante dans les tenues portées par les Decora actuelles.
On en vient meme au point où l'on se demande si Decora signifie "tout rose". D'ou l'erreur aussi majoritaire des personnes qualifiant les Decora de Pink Girl.

Deuxième évolution : les barrettes en abondance, au point de cacher la frange en entier. Là ou quelques accessoires bien placés coodonnaient adroitement l'ensemble, l'avalanche ici semble en "trop". Et c'est justement l'écueil majeur du Decora : en faire trop. La jeune fille de droite a malheureusement sombré dans le piège, tant au niveau des barrettes que de ses colliers. Là ou l'on appréciait l'originalité de chacun au début, on ne distingue qu'une masse colorée ici. Un rendu assez raté donc.

Le nouvel ajout encore est l'utilisation d'éléments du Lolita dans la mode. Nombre de personnes portent des jupes ou robes de cette mode et les accessorisent ( barrettes, sacs, chaussettes etc ) afin de rester dans le style Decora. Les suivantes du mouvement lolita ont d'ailleurs qualifié ce nouveau mouvement de Deco- Lolita. Une sorte de fusion entre les deux genres, à dominance nettement Lolita cependant telle qu'elle est montrée dans le dernier Gothic and Lolita Bible par exemple.

Cet ajout du Lolita au Decora se justifie par un dernier nouvel élément : les jupes bouffantes.
Par many-dramas-x3
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